La trésorerie des ETARF se dégrade

Le nombre d’entreprises de travaux agricoles, ruraux ou forestiers (ETARF) a augmenté de 8,4 % en 5 ans. Mais les charges bondissent, et près d’un chef d’entreprise d'ETARF sur deux juge que sa trésorerie se dégrade. 

Chantier d'ensilage. La croissance des ETARF s’adosse à celle des entreprises de travaux agricoles.
La croissance des entreprises de travaux agricoles, ruraux ou forestiers (ETARF) s’adosse à celle des entreprises de travaux agricoles (ETA). © ARVALIS.

Le nombre d’entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers (ETARF) a augmenté de 8,4 % en 5 ans, pour atteindre 22 764 en 2024. Mais cette dynamique s’appuie quasi exclusivement sur les entreprises de travaux agricoles (ETA), qui réalisent 90 % des travaux délégués en agriculture, et qui sont en progression de 12,6 % depuis 2020. Le nombre d’entreprises de travaux forestiers (ETF) s’érode, en effet, continument depuis 2022, en raison des contraintes métrologiques de ces deux dernières années et d’incertitudes réglementaires.

Désormais, la moitié des ETARF emploie des salariés. Ces derniers sont de plus en plus nombreux (+37,4 % de masse salariale en 5 ans), plutôt jeunes (40 % ont moins de 30 ans), et davantage sont en CDI (+39 % de CDI en 5 ans). Le salaire de base moyen progresse près de deux fois plus vite que le SMIC, afin de fidéliser et d’attirer vers ces métiers en tension.

Charges et pertes d'activité plombent les trésoreries

Mais en quatre ans, les dépenses d’entretien de matériel ont bondi de 20 % et le coût des matériels de récolte, de plus de 25 %. Les aléas climatiques en 2023 et 2024 ont entraîné des pertes d’activité, en foresterie notamment. Selon l’enquête de conjoncture 2025 de la Fédération Nationale des Entrepreneurs Des Territoires (FNEDT), près d’un chef d'ETARF sur deux juge sa trésorerie dégradée par rapport à 2024.

« Sans soutien adapté pour l’ensemble des acteurs agricoles, c’est la capacité même des ETARF à absorber les pics d’activité des agriculteurs et à sécuriser les productions qui pourrait reculer », avertit Philippe Largeau, Président de la FNEDT. Le syndicat demande la création d’un Observatoire national du machinisme agricole, afin que les acteurs publics et privés soient dotés d’un outil de pilotage pour mener l’atteinte des objectifs de souveraineté et de décarbonation.

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