Édito : Saisir les opportunités… sans se tromper
La PPE enfin votée offre au monde agricole un cadre stable pour développer les énergies à la ferme. Entre valorisation des terres, réduction des coûts et diversification des revenus, ces projets deviennent un levier concret pour renforcer la rentabilité et la résilience des exploitations de grandes cultures.
La PPE vient enfin d’être votée, après une longue pause et des débats partisans clivés. Le monde agricole peut respirer : si cette Programmation pluriannuelle de l’énergie n’est pas un dispositif agricole à proprement parler, elle fixe un cadre qui influence les coûts et la rentabilité des projets de diversification.
Les opportunités d’investissement dans les énergies à la ferme restent réelles, et elles sont quasi indispensables pour soutenir l’EBE des exploitations de grandes cultures. Faut-il rappeler leurs bénéfices ? Valoriser de petites terres, limiter les fluctuations de revenus liées aux aléas climatiques, réduire les factures d’énergie, valoriser des haies, bénéficier d’un digestat favorable à la vie du sol, réduire les achats d’engrais, allonger les rotations… Autant d’avantages concrets à ne pas négliger.
Sur le marché des grains, les agriculteurs sont spectateurs d’un marché plombé par une offre abondante. Avec les énergies renouvelables, les chefs d’entreprise agricole ont une vraie raison de rester confiants dans l’avenir : propriétaires du foncier accueillant ombrières ou digesteurs, ils sont aussi producteurs de la biomasse nécessaire aux unités de méthanisation. Ils jouent un rôle clé dans le développement de ces filières. Une raison supplémentaire pour s’y intéresser avec sérieux.
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