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Lors de la reproduction sexuée des plantes à fleurs, les gamètes mâle et femelle fusionnent pour donner, d’une part, l’embryon (dont est issue la future plante) et, d’autre part, l’albumen, qui alimente l’embryon en énergie durant la germination : c’est la double fécondation. Mais chez le maïs, certains individus ne contiennent que les chromosomes d’un seul parent. Pour expliquer ce phénomène, appelé induction haploïde, deux théories s’affrontent depuis 60 ans : soit l’une des deux fécondations ne prend pas place durant la double fécondation, soit la double fécondation réussit mais le génome d’un des parents est ensuite éliminé.

L’analyse par des chercheurs du laboratoire « Reproduction et développement des plantes » (Université de Lyon, ENS de Lyon, UCB-Lyon 1, CNRS, INRAE), en collaboration avec Limagrain, des récentes découvertes sur les processus moléculaires régissant la double fécondation pourrait les (ré)concilier : un défaut lors de la double fécondation créerait une situation propice à la formation d’une graine viable mais contenant un embryon haploïde formé par l’élimination de l’un des deux génomes parentaux.