Travail du sol : un robot pour gagner du temps
Grâce à leur précision et leur autonomie, les porte-outils automatisés apparaissent comme une solution pour résoudre un problème de main-d’œuvre. Ils font leur apparition chez des pionniers.
Objectif
Dotés de capteurs et de multiples paramètres, ces porte-outils autonomes ont pour objectif de réaliser diverses interventions culturales permettant de combler des manques de main-d’œuvre.
Comment ça marche ?
D’une configuration proche d’un tracteur agricole, (puissance, poids, moteur thermique), ces robots autonomes sont compatibles avec une majorité d’outils présents sur les exploitations (relevage arrière de catégorie 3) ou encore entrainés par prise de force électrique. Leur relevage avant (catégorie 2) permet d’ajouter un outil ou une masse. Ils sont également en mesure de recevoir plusieurs distributeurs hydrauliques. Après l’enregistrement du parcellaire de l’exploitation, le module de positionnement permet à la machine de naviguer en totale autonomie par guidage GPS.
Un tracteur sans cabine est capable de réaliser les travaux qui ne demandent pas beaucoup de surveillance.
Son système de détection d’obstacles comprenant divers capteurs (lidar, ultrasons) et parechocs garantissent sa sécurité. Une télécommande permet de prendre le contrôle du robot à distance pour le déplacer d’une parcelle à l’autre. Son module de communication permet de transférer les informations à l’agriculteur à distance et ainsi planifier ses prochaines interventions, mais aussi contrôler l’outil en visualisant son paramétrage et le travail effectué en temps réel. Doté de chenilles à entrainement électrique, l’outil se déplace à une vitesse maximale de 13,5 km/h.
Niveau de maturité technologique
Les caractéristiques techniques de ces robots leurs permettent une autonomie réelle pour certaines tâches nécessitant peu de supervision humaine, comme le déchaumage ou l’utilisation de la herse rotative. Ce champ d’application pourrait s’élargir grâce au développement de systèmes de surveillance plus avancés. Ces technologies se révèlent particulièrement prometteuses, notamment dans la perspective de tracteurs entièrement autonomes, en contribuant à lever l’un des principaux freins actuels : la circulation sur la voie publique. Actuellement, leur usage reste cantonné à des exploitations disposant d’un parcellaire regroupé. Autrement, le recours à un porte-engin pour leur transport est nécessaire.
- Des jumeaux numériques pour simuler et mieux cultiver
- Un outil pour piloter intégralement les apports d’azote
- Un spectromètre pour une analyse de sol instantanée
- Les robots et l’IA pour optimiser l’irrigation
- Des rayons cosmiques pour mesurer l’humidité des sols
- Le laser au service du désherbage
- Guidage et autoguidage pour une précision à 2 cm
- La pulvérisation ciblée pour réduire les quantités appliquées
- Des capteurs innovants pour intervenir avant les dégâts
- Un robot pour gagner du temps
- Un porte-outils qui facilite le désherbage
- Des drones pour mieux voir
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