Le nanisme rugueux du maïs est de retour
Le nanisme rugueux du maïs progresse dans le Sud-Ouest, transmis par la cicadelle brune mineure, Laodelphax striatellus. La gestion de cette maladie virale repose sur la prophylaxie, avec le choix d'une variété plus tolérante, et un semis avant ou après le mois de mai.
Depuis 2023, le nanisme rugueux du maïs progresse dans le Sud-Ouest. En 2025, cette virose a entraîné des pertes économiques à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis les années 90 en maïs semence, mais aussi en maïs consommation, dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes et le Gers. Les analyses virologiques confirment la prédominance du virus MRDV, principal agent responsable, également détecté dans d’autres régions françaises en 2025, mais avec des symptômes nettement plus sporadiques.
Aucune transmission du virus par la semence, le pollen ou le contact entre plantes n’a été démontrée. Le virus est exclusivement transmis par la cicadelle brune mineure (Laodelphax striatellus), qui hiverne au stade nymphe dans les graminées sauvages. En France, l’insecte accomplirait deux générations annuelles, avec une émergence d’adultes surtout en mai.
Les stratégies de gestion reposent essentiellement sur la prophylaxie, les produits de la famille des pyréthrinoïdes appliqués en végétation ne présentant pas un niveau de protection satisfaisant. En production de maïs consommation, le choix variétal constitue un premier levier : en 2025, certaines variétés ont présenté jusqu’à 20 % de plantes symptomatiques, contre moins de 4 % pour les plus tolérantes. La date de semis représente un second facteur clé : les semis de fin mai apparaissaient les plus exposés en 2025, contrairement aux implantations plus précoces (avril à mi-mai) ou tardives (début juin).
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