Orges 2026 : l'hiver résiste, le printemps décroche

Alors que les orges d'hiver affichent une bonne résilience grâce à des implantations réussies et une production en hausse, les orges de printemps enregistrent un net recul des surfaces, des rendements et des volumes produits. La qualité reste néanmoins globalement satisfaisante.

La qualité des orges de printemps 2026 est globalement satisfaisante.

Grâce à des conditions de semis favorables, les producteurs ont pu sécuriser l'implantation des orges d'hiver, permettant une augmentation des surfaces cultivées par rapport à l'an passé de 12,9 % pour atteindre 1,35 million d’hectares. Le rendement moyen est estimé à 65,5 q/ha, mais cette valeur masque une forte hétérogénéité régionale. La production nationale d'orge d'hiver atteint 8,8 Mt (+5,8 % par rapport à la moyenne quinquennale). 

La récolte présente une bonne qualité technologique globale, avec des poids spécifiques généralement satisfaisants à élevés (souvent autour de 65 kg/hl), des teneurs en protéines entre 10 et 11,5 %, et des calibrages entre 80 et 90 % dans la plupart des situations. Des disparités demeurent toutefois dans les régions ayant subi des épisodes de chaleur marquée en fin de cycle.

 

Orge de printemps : une production en forte baisse 

La production d’orge de printemps en 2026 est estimée à 2,22 Mt, soit une baisse de 36,6 % par rapport à l’an dernier et de 26,5 % par rapport à la moyenne quinquennale. Cette très mauvaise performance s’explique par la forte réduction des surfaces cultivées de 29 %, estimées à 425 000 ha, et par la diminution des rendements, estimés à 52,2 q/ha au niveau national. Ils apparaissent globalement moyens à très décevants, et présentent une forte hétérogénéité selon les régions. Cette variabilité est liée notamment aux dates de semis (implantations de printemps tardives cette année), aux conditions d’implantation et à la disponibilité en eau au cours du cycle. 


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Les teneurs en protéines s’échelonnent entre 10,5 et 12 %, elles sont parfois trop élevées dans certains bassins de production, et ont pu entraîner des déclassements en orge fourragère, limitant ainsi les volumes répondant aux critères de qualité brassicole. Les calibrages présentent une forte hétérogénéité selon les régions, variant de 65 à 90 %.

Les estimations, notamment des critères de qualité technologique, seront affinées au cours des prochaines semaines, au fil des analyses réalisées en laboratoire.


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D'après un communiqué de FranceAgriMer / Arvalis du 20 août 2026

 

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