Céréales : légère embellie des cours en 2026, selon la Banque mondiale
Les prévisions de la Banque mondiale sur les matières premières sont pessimistes pour 2026, mais pas pour les céréales, dont les cours devraient connaitre une légère embellie.
Tous secteurs confondus – pétrole, métaux, grains, huiles, etc. –, les prévisions de la Banque mondiale sont plutôt pessimistes. Les cours mondiaux des matières premières devraient « tomber en 2026 à leur plus bas niveau depuis six ans. Les prix devraient fléchir de 7 % en 2025 et en 2026 ». En cause : « une croissance économique mondiale atone, un excédent pétrolier croissant et une incertitude politique persistante ».
Vers une augmentation de 4 % du prix du blé
« Les prix des denrées alimentaires diminuent également, avec des projections de baisse de 6,1 % en 2025 et de 0,3 % en 2026 », indique le communiqué de presse (figure 1).
Néanmoins, des divergences entre matières premières ressortent dans le rapport « Perspectives des marchés de matières premières » publié en octobre 2025 par la Banque mondiale.
Figure 1 : Prévision d’évolution annuelle des prix alimentaires pour les grains, les huiles et tourteaux et les autres matières premières alimentaires telles que le sucre, en 2025, 2026 et 2027, en %
Par exemple, le prix du blé devrait remonter de 4 % en 2026 et 2027 après avoir diminué de 7 % en 2025. À ce stade de l’année, le prix du blé a reculé de 4 % au troisième trimestre et de 10 % sur un an. Après une hausse de 4 % estimée en 2025, les cours du maïs sont attendus en baisse en 2026 avant de s’élever « modestement » en 2027.
L’indice de prix des huiles et tourteaux est attendu en déclin de 3 % pour 2025. Plus en détail, l’année devrait se clôturer à -12 % pour le soja entier, -21 % pour son tourteau et +13 % pour son huile. La projection de l’indice des huiles et tourteaux est stable pour 2026-27. Le prix de la graine de soja devrait évoluer à la hausse de 1 % en 2026 et 2 % en 2027.
Ces tendances peuvent être bouleversées par des éléments tels qu’un phénomène La Niña plus intense ou plus long qu’anticipé, des tensions commerciales, des coûts des engrais supérieurs à l’estimation, une demande en biocarburants moindre et une croissance inférieure aux prévisions.
Les prix des engrais devraient s’apaiser
Du coté des engrais, l’augmentation constatée de l’indice des prix sur le troisième trimestre 2025 est de 14 %. Cette envolée se constate pour l’urée (+43 % sur le 3e trimestre), le superphosphate (+31 % sur le 3e trimestre pour le TSP) et le 18-46 (+41 % pour le di-ammonique phosphate DAP sur le 3e trimestre). C’est un peu moins marqué pour la potasse (+22 % sur le 3e pour le MOP).
La Banque mondiale indique que l’indice du prix des engrais devrait grimper de 21 % en 2025. Il est prévu qu’il « s’assouplisse » en 2026 et 2027. Pour l’urée, la Banque mondiale chiffre une augmentation de prix de 30 % en 2025 avant de redescendre de 7 et 9 % respectivement en 2026 et 2027 grâce à des nouvelles capacités de production.
Les prix des engrais resteront à des niveaux bien supérieurs à la moyenne 2015-2019, spécifie toutefois le rapport.
* La Banque mondiale est une institution financière internationale créée en 1944 pour soutenir le développement économique durable et aider les pays à mettre fin à l’extrême pauvreté. Elle compte 189 États membres. Elle est une institution spécialisée des Nations Unies. Elle regroupe cinq institutions, dont la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (Bird), créée par les accords de Bretton Woods de 1944. Elle est distincte du FMI, de l’OMC et de l’OCDE.
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