Maïs grain : des volumes amputés « d’au moins 30 % » en 2026
L’AGPM table sur un recul d’au moins 30 % des volumes de maïs grain récoltés en France en 2026, soit « la pire récolte depuis 35 ans », selon son président Franck Laborde. En cause : un recul de l’assolement et la canicule du mois de juin.
La sole de maïs grain s’établirait à 1,3 million d’hectares en 2026, ce qui représente une chute de 20 % par rapport à 2025, selon les dernières estimations de l’AGPM. L’institut ARVALIS estime par ailleurs que l’épisode de canicule de juin 2026 devrait entraîner une baisse « inévitable » de rendement de 15 à 20 %.
« La récolte 2026 devrait atteindre le record historiquement faible de 9,5 millions de tonnes, soit 30 % de moins qu’en 2025. Ce sera la plus faible récolte depuis 35 ans », a déploré Franck Laborde, président de l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) lors d’une conférence de presse organisée le 30 juin.
De fortes disparités en fonction de l’accès à l’eau
Malgré un début de campagne prometteur, marqué par d’excellentes conditions de semis, les deux épisodes de fortes chaleurs de mai et juin 2026 ont rapidement dégradé les réserves hydriques pourtant bien reconstituées au cours de l’hiver. « De fortes disparités sont observées entre la sole irriguée, qui représente environ 25 % des surfaces, et celle qui ne l’est pas », a commenté Franck Laborde. « C’est pourquoi nous demandons au pouvoir public de nous laisser irriguer nos cultures pour éviter une dégradation massive du potentiel de production. »
Réaction presque immédiate des marchés
Rappelant que la filière maïs française entre dans sa quatrième année de revenu négatif, le président de l’AGPM « craint le pire » pour l’avenir de la filière. Un élément vient toutefois améliorer ce tableau : les marchés ont déjà commencé à réagir à la perspective d’une mauvaise récolte, entraînant un rebond des prix du maïs en Europe.
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