MACF : la France continue de demander sa suspension
Plusieurs pays européens, dont la France, demandent la neutralisation du MACF sur les engrais en 2026, tandis que l’UE envisage une suspension pour limiter la hausse des coûts.
Une « dizaine de pays européens » dont la France demandent la « neutralisation » du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) pour les engrais en 2026, a expliqué la ministre de l’Agriculture Annie Genevard aux journalistes, le 20 janvier, à l’occasion de la remise des prix de l’AFJA1. Elle précise que « 75 à 80 % des besoins en engrais » pour 2026 sont déjà couverts, les opérateurs ayant anticipé l’application du dispositif qui instaure une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne pour certains produits, dont les engrais minéraux azotés.
La Commission européenne a ouvert, le 7 janvier, la possibilité d’une suspension temporaire du dispositif qui s’appliquerait de manière rétroactive au 1er janvier 2026, date de son entrée en vigueur. La mesure doit néanmoins être validée par le Conseil et le Parlement européen. Afin de limiter l’augmentation des prix, la majoration appliquée aux engrais, dans le cadre du MACF, est passée « de 25 à 1 % », a ajouté la ministre. Les engrais importés devraient également bénéficier d’une « exonération de droits de douane », poursuit-elle. Face aux difficultés des céréaliers, le gouvernement a, par ailleurs, annoncé 40 millions d’euros d’aides d’urgence pour les grandes cultures à destination des « exploitations les plus fragilisées ».
1. Association des Journalistes de l’agriculture et de l’alimentation.
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