Une rentabilité en recul pour la meunerie française
En 2024, près de 30 % des entreprises de meunerie sont déficitaires. Malgré la hausse des volumes de farine, le recul du chiffre d’affaires et la concurrence étrangère freinent leurs capacités d’investissement.
Près de 30 % des entreprises de la meunerie affichent un résultat net (RCAI) déficitaire en 2024, selon une analyse de la Banque de France publiée le 29 janvier dernier. La situation économique des entreprises reste fragile malgré la baisse des charges de production (blé et énergie) et l’augmentation des volumes de farine (+3,5 % en 2024). Le chiffre d’affaires a reculé (-6 %), illustrant une pression importante sur les prix. Le secteur de la meunerie n’a pas retrouvé son niveau de performance d’avant Covid. En conséquence, la capacité d’investissement des entreprises demeure faible, alors que la meunerie doit investir pour regagner en compétitivité et faire face à la progression des importations de farine.
Depuis 2023, ces dernières ont en effet augmenté de 50 %, principalement en provenance d’Allemagne. « Pour résister à cette concurrence et conquérir le marché international de la farine, en expansion, les entreprises françaises doivent pouvoir renouveler leur matériel en réalisant des investissements de rupture, avec le soutien de l’État et la vente de la farine à un prix juste », s’inquiète Jean-François Loiseau, président de l’ANMF.
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