Biocarburants : 2,1 Mt de céréales pourraient perdre un débouché
La disparition programmée de la TIRUERT au 1er janvier 2027 inquiète l'AGPB. Faute de mécanisme de remplacement opérationnel, l'organisation redoute un recul majeur du bioéthanol français, un débouché qui valorise chaque année près de 2,1 millions de tonnes de céréales.
L'Association générale des producteurs de blé (AGPB) alerte sur les conséquences de la disparition programmée de la TIRUERT (Taxe incitative relative à l'utilisation de l'énergie renouvelable dans les transports) au 1er janvier 2027. Ce mécanisme fiscal, qui incite les distributeurs à incorporer des biocarburants dans les carburants, doit être remplacé par un nouveau dispositif, l'IRICC. Pour les producteurs de céréales, ce dispositif est essentiel puisqu'il soutient directement le débouché des biocarburants. Or, à ce jour, aucun mécanisme de remplacement n'est opérationnel.
Selon l'AGPB, cette situation pourrait fragiliser fortement la filière française du bioéthanol. L'organisation estime que près de 60 % des volumes produits dans l'Hexagone risqueraient de perdre leur débouché. Un enjeu de taille pour les céréaliers, puisque la production de bioéthanol valorise chaque année environ 2,1 millions de tonnes de céréales.
« En l'absence d'incitation fiscale, il est peu probable que les distributeurs maintiennent l'offre de biocarburants dans leurs réseaux », prévient Ophélie Hemmery, responsable du pôle bioéconomie de l'AGPB. L'organisation demande aux pouvoirs publics de prolonger la TIRUERT jusqu'à l'entrée en vigueur effective du nouveau mécanisme. À ce jour, cette demande n'a pas reçu de réponse.
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