Soja : l’objectif « Zéro déforestation importée » en passe d’être atteint
Le rapport Duralim 2023-2024 montre que la filière française d’aliments animaux est proche de l’objectif « Zéro déforestation », avec 0,08 % des graines de soja consommées risquant de provenir de terres déforestées ou issues de la conversion d’espaces naturels.
La plupart des fabricants d’aliments pour animaux français ont signé en 2018 le manifeste « Zéro déforestation importée » porté par l’association Duralim les engageant à ne plus utiliser d’ici 2025 de soja issu de la déforestation ou de la conversion d’espaces naturels en terres agricoles d’ici. Qu’en est-il de ces résolutions ?
Le dernier rapport de l’Observatoire Duralim du risque de déforestation importée1, qui porte sur la campagne 2023-2024, fait état d’un objectif quasi atteint.
Le soja importé par la France provient en grande partie du Brésil, d’Argentine et du Paraguay ; et selon l’Observatoire, seules 0,03 % des surfaces de soja de ces pays (soit 21 000 ha) dont la récolte a été consommée par le cheptel français étaient potentiellement à risque de déforestation ou de conversion.
En équivalent graines, cela représente 0,08 % des graines utilisées en 2023-2024 pour l’alimentation des animaux d’élevage français. Le reste du soja importé vient de l’Union européenne ou de pays non exposés à la déforestation.
1. L’Observatoire intègre les 12 principales filières animales françaises utilisatrices de soja, soit 95 % des utilisations en alimentation animale.
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