ACS en contexte méditerranéen : panorama des performances agronomiques

Si les pratiques de l’agriculture de conservation des sols démontrent leurs intérêts sur la fertilité des sols, qu’en est-il en matière de faisabilité dans les situations de fortes contraintes hydriques et de disponibilité réduite en eau d’irrigation ? C’est une des questions que le projet international CAMA a exploré entre 2020 et 2023.

Le projet CAMA est basé sur une approche participative pour favoriser l'adoption de l'ACS dans les pays du pourtour méditerranéen
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2 commentaires

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  • Les auteurs notent : " (...) semoirs spécifiques peu accessibles et trop chers". Dès 2006, les travaux de l'Icarda d'Alep (Syrie) montrent l'intérêt de semoirs à dents fabriqués par des artisans locaux. En Algérie, un semoir à dents est fabriqué localement sous licence SOLA et commercialisé par l'entreprise publique PMAT, mais il ne fait l'objet d'aucune publicité. Au Maroc, la société privée Atmar a mis au point un semoir original de plus en plus utilisé. Dans ces deux pays, il existe des soutiens sous différentes formes. Cependant, la vulgarisation reste insuffisante (quasi nulle en Algérie), bien que le Maroc progresse et vise un million d'ha pour 2030. La nécessité de desherbage au Round-up est parfois mis en avant. En Syrie, c'est l'arrêt des subventions sur les carburants qui a porté le semis direct. Un aspect qui pourrait encourager le SD au vu de la hausse du prix des carburants. En Algérie, la pression sur le prix des carburants est trop faible pour que cela puisse avoir un effet. Djamel BELAID.

  • Les auteurs notent : "Dans le détail, les étés généralement très peu pluvieux contraignent fortement les rota­tions où les culture d’été sont impossibles - et même les cultures de printemps dans les systèmes sans irrigation, majoritaires." Ils ont bien raison. La quasi absence de cultures de printemps réduit les possibilités de lutte contre les mauvaises herbes. Il y a certes la pratique de la jachère travaillée mais les inconvénients sont grands notamment du fait de la perte de matière organique. Reste alors utiliser la culture des légumes secs et les fourrages (récolte de céréales immatures par ensilage). Plus que jamais les équipes techniques au Maghreb ont besoin de contact avec leurs homologues au nord de la Méditerranée. Des échanges sous toutes leurs formes ne peuvent que favoriser l'export de céréales au Maghreb dans le cadre de partenariats équilibrés. Une remarque : dans le cas algérien, il n'existe même pas de revue technique agricole pour agriculteurs et techniciens... Djamel BELAID Ingénieur agronome. Auteur de "L'Agriculture en Algérie. Ou comment nourrir 45 millions d'habitants". 256 p Harmattan. 2021.

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