Stimuler l'immunité naturelle des cultures : pari réussi chez le riz

L’un des enjeux de la transition agroécologique est de protéger les cultures des maladies tout en limitant l’usage des produits phytopharmaceutiques et ce, sans perte de productivité. L’une des voies de recherche explorée pour y parvenir est d’exploiter les mécanismes naturels de défense des plantes. Les récepteurs immunitaires des plantes comportent des éléments qui agissent comme des leurres vis-à-vis des agents pathogènes qui s’y fixent et, ce faisant, déclenchent une forte réponse immunitaire. Cependant, parce qu’ils évoluent, les pathogènes peuvent ne plus être reconnus par la plante. Une équipe d’INRAE, du CERN et de l’INSERM a réussi à stimuler les capacités de reconnaissance chez le riz d’un champignon pathogène muté. Les chercheurs ont optimisé les propriétés d’un de ces récepteurs « leurres » en modifiant ses protéines de surface ; ainsi la plante peut reconnaître les nouveaux signaux émis par ce champignon. Ce travail a nécessité l’identification et l’analyse fine d’une vingtaine des quelque 1 300 éléments qui constituent ce récepteur. Il ouvre une piste de développement de nouveaux récepteurs immunitaires chez les plantes cultivées.

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