La diversité végétale pour réguler les bioagresseurs

L’INRAE s’est vu confier fin 2019 une expertise scientifique pour lister les bénéfices de la diversité végétale sur la protection des cultures. Les conclusions de ces travaux, publiées le 20 octobre dernier, établissent un «lien positif fort entre diversité végétale et régulation naturelle des bioagresseurs.»

Ils chiffrent les gains de plusieurs pratiques sur le contrôle des bioagresseurs, comme l’utilisation de couverts végétaux en interculture (125 %), l’association d’espèces végétales au sein d’une même parcelle (60 %), l’agroforesterie (40 %) et l’implantation de haies (84 %).

La rotation des cultures aurait également un bénéfice notable sur les rendements (+ 10-20 %), tout comme les associations d’espèces cultivées (+20 à 40% sur au moins une des deux espèces). «Cependant, au niveau des exploitations, les études économiques sont plus mitigées», tempère l’INRAE. Les impacts économiques de ces mesures sont « parfois » positifs. Mais parfois seulement. «La mise en œuvre de certaines modalités de diversification végétale peut entraîner une réduction des surfaces cultivées», indiquent notamment les rapporteurs. Ils appellent néanmoins les pouvoirs publics à mettre en place des politiques publiques incitatives, cohérentes et contraignantes pour assurer la préservation de l’environnement et de la santé humaine. Par exemple, l’interdiction ou la limitation de certains pesticides, ou l’obligation de maintenir des espaces semi-naturels.

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