Des archéobotanistes dans les parcelles d’Arvalis

C’est un métier peu connu : archéobotaniste. Sur les sites de fouilles archéologiques, des graines vieilles de plusieurs milliers d’années sont régulièrement exhumées. Les archéobotanistes isolent minutieusement les graines conservées sous forme calcinée parmi les sables et identifient les espèces auxquelles elles appartiennent. Leurs travaux permettent de mieux cerner les espèces cultivées au fil des siècles, leurs usages, leurs zones et modes de cultures. Pour les céréales, une équipe du Museum National d’Histoire Naturelle, emmenée par la chercheuse Margareta Tengberg, travaille en collaboration avec Arvalis.

L’institut dispose sur son site de Villiers-le-Bâcle (91) d’une collection d’espèces et de variétés de céréales aussi anciennes que rares, cultivées en microparcelles. Ce dispositif rassemble l’essentiel de la base génétique de nos blés modernes. Début juillet, les chercheurs ont visité ce dispositif et prélevé des échantillons, lesquels seront étudiés dès la rentrée par les étudiants-chercheurs en Master « Quaternaire, préhistoire, bioarchéologie » à Paris. Cette année, les archéologues des plantes ont pu observer à Villiers-le-Bâcle le fruit d’un projet rassemblant MNHN, CNRS, INRAE, Herbier national et Arvalis : une parcelle constituée d’un mélange d’espèces ancestrales – engrain sauvage et domestiqué, amidonnier sauvage et domestiqué, Triticum Timopheevii… – tel qu’ils le retrouvent dans les scènes de fouilles. Il y a 10 000 à 5 000 ans, le mélange d’espèces était la règle.

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